A qui profite l’éolien ?

Avec l’eau et le bois, le vent a été une des premières ressources naturelles a avoir été utilisée pour faciliter la vie de l’homme. En maîtrisant la force du vent, l’homme a pu naviguer et découvrir de nouvelles terres ou encore moudre les grains.

En France, la première éolienne permettant de produire de l’électricité a été mise en service à Port-la-Nouvelle (Aude) en 1991, au coude à coude avec celle installée à Dunkerque.

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Conséquence direct des choix politiques, et parce qu’un tas important de textes à l’échelle nationale, européénne ou mondiales fixent des objectifs, en termes de réduction des gaz à effet de serre notamment, les éoliennes ont poussé et poussent toujours comme des champignions dans nos campagnes.

Le sujet de l’éolien étant un sujet relativement complexe, pour que vous puissiez vous faire un avis précis sur le sujet et finalement répondre à la question « A qui profite réellement l’éolien ? », je vous propose dans un premier temps d’aborder les grands principes et objectifs de l’éolien en France puis, point par point, tous les principaux arguments détaillés, positifs ou négatifs, qu’on entend à son sujet.

Cet article traite de l’éolien terrestre industriel (<350kwh), pas de l’éolien domestique ni de l’éolien offshore.

I-] Principe de fonctionnement, situation actuelle et engagements pris

Le principe de fonctionnement de l’ énergie éolienne est relativement simple: le vent fait tourner des pales qui font elles même tourner le générateur de l’éolienne. A son tour le générateur transforme l’énergie mécanique du vent en énergie électrique.

principe-de-fonctionnement

Pour plus de précisions, je vous invite à regarder cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=kWKQ9P6xYpw

En France, suite au Grenelle de l’environnement et à la Directive 2009/28/CE de l’Union européenne (aussi appelée  Paquet climat-énergie), l’objectif est de porter à au moins 23 % la part de production d’énergie renouvelable d’ici 2020.
Un second Paquet climat-énergie (qui vient remplacer le premier) a été adopté le 22 janvier 2014 par la commission européenne, moins contraignant puisqu’il ne fixe qu’un objectif global à atteindre pour les pays membres de l’U-E (27% d’ici 2030) et non plus un objectif au cas par cas. Il fixe aussi l’objectif de réduire de 40% la production de GES d’ici 2030 (par rapport à 1990).

En France, l’éolien occupe la 2ᵉ place parmi les énergies renouvelables (l’énergie hydraulique occupant la première place). Il s’agit de l’énergie qui a le plus progressé ces 10 dernières années.

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En 2015, la France comptait 9695 éoliennes pour une puissance installée de 10 293 MW (l’équivalent de la puissance de 15 centrales thermiques) et une production de 21 100 GWh. Le parc éolien français est le 4e parc éolien en Europe en termes de puissance, derrière ceux de l’Allemagne, de l’Espagne et du Royaume-Uni

Pour respecter l’objectif de 23 % à l’horizon 2020, la France devra atteindre 19 000 MW éoliens installés à terre, ce qui fait que plus de 2 200 MW d’éolien terrestre devraient être raccordés chaque année d’ici là..

Il faut savoir qu’aujourd’hui, une seule éolienne de 2 MW fournit de l’électricité d’environ 2 000 personnes, chauffage compris.

En France, le parc éolien est assez inégalement réparti géographiquement. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ceci s’explique avant tout par des facteurs économiques (coût de transport, accessibilité, etc.), politiques ou sociaux (acceptabilité, etc.) et pas uniquement par rapport aux conditions climatiques (les régions les plus ventées n’étant pas nécessairement celles qui disposent des plus grandes capacités installées.
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II – ] L’éolien profite-t-il à l’environnement ?

 

L’argument qui feraient penser que OUI

 

L’éolien est une énergie propre (sans rejet de GES), renouvelable, avec un bilan carbone relativement faible.

En effet, le bilan carbone de l’éolien, qui représente l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES), directs et indirects, qu’il génère durant son cycle de vie, se trouve, quelque soit la méthode d’analyse (comptabilisation de la fabrication, transport, installations –béton et acier-, entretien et démantèlement) utilisée (IOA = entrées sorties, PCA = chaines de procédés, MBA = bilan matière) dans la fourchette de 5 à 25g de CO2 /kWh produit.

En comparant avec d’autres énergies (ex. : solaire = 50 à 150, charbon ou pétrole = 850 à 1000), on voit tout de suite la différence.

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L’éolien dispose par ailleurs d’un temps de retour énergétique très court (de l’ordre de 2 à 3 mois), qui est calculé en divisant la consommation totale en énergie cumulée pour la production (fabrication-installation) et le démantèlement de la ferme éolienne par l’énergie électrique produite annuellement.

Les arguments qui feraient penser que NON

 

L’éolien industriel perturbe les écosystèmes et avoir un impact négatif sur la faune

Selon la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), si la mortalité aviaire dûe aux éoliennes est globalement faible par rapports aux autres activités humaines, certains parcs éoliens particulièrement denses et mal placés engendrent des mortalités importantes, avec des risques significatifs sur les populations d’espèces menacées, et sensibles.
A l’échelle d’un parc, même un faible taux de mortalité peut générer des incidences écologiques notables notamment :
– pour les espèces menacées (au niveau local, régional, national, européen et/ou mondial)
– pour les espèces à maturité lente et à faible productivité annuelle.

Le taux de mortalité de la faune est, semble-t-il, calculé différemment selon les pays car :

– en France, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) estime que chaque éolienne ne tue en moyenne qu’entre 0,4 et 1,2 oiseaux par an,

– Aux États-Unis, le Dr Shawn Smallwood estime à près de 15 oiseaux tués par éoliennes,

– En Allemagne, l’ornithologue Bernd Koop estime lui entre 6 et 10 oiseaux tués par éoliennes,

– En Espagne, où les parcs éoliens sont sans communes mesures, on atteint des moyennes qui se situerait entre 111 et 333 oiseaux, et 222 – 666 chauves-souris par an et par éolienne. (source Société Espagnole d’Ornithologie (SEO/Birdlife) .

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Vautours Griffons ramassés au pied d’une éolienne à Navarre, en Espagne (crédit photo : asso. GURELUR)

À titre de comparaison, le réseau routier serait responsable de la mort de 30 à 100 oiseaux par km, le réseau électrique de 40 à 120 oiseaux par km…

Le développement de l’éolien, avec son taux de charge d’environ 24%, contribue au développement de centrales d’énergie fossile (gaz ou pétrole).

Il faut savoir que le taux de charge ou facteur de charge d’une éolienne correspond à un ratio entre l’énergie qu’elle produit sur une période donnée (1 an souvent) et l’énergie qu’elle aurait produite durant cette période si elle avait constamment fonctionné à puissance nominale.

Le facteur de charge varie en fonction :

  • de la source d’énergie (ici, intermittente) ;
  • du niveau d’utilisation de l’unité de production (ex : arrêt forcé ou production limitée si la demande d’électricité est trop faible ou en cas de maintenance) ;
  • de sa localisation (ici, selon la vitesse du vent) ;
  • des limites techniques (pour pouvoir démarrer, une éolienne nécessite une vitesse de vent minimale d’environ 10 à 15 km/h et pour des questions de sécurité, l’éolienne s’arrête automatiquement de fonctionner lorsque le vent dépasse 90 km/h) ;

A titre de comparaison, le parc nucléaire français a un facteur de charge de 75%.

Cette périodicité, que l’on comprend aisément, a cependant des conséquences.

Selon la Commission de régulation de l’énergie, l’éolien ne contribue que de façon marginale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, simplement parce qu’il s’agit d’une production intermittente et mal prévisible, qui ne peut être stockée et qui doit être relayée par d’autres sources d’énergie, plus modulable (en cas d’absence de vent ou de vents trop forts par exemple).

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Centrale cycle combiné gaz de Blénod en Meurthe-et-Moselle

Mark Ribiere, responsable de l’optimisation du parc dEDF le confesse : «  les ouvrages hydrauliques existants en France ont déjà fort à faire en période de forte demande ou « de pointe ». En construire d’autres ? Les meilleurs sites ont été équipés et les marges de progrès sont minimes. Nous avons calculé que les 25 000 MW d’énergie éolienne visés obligeront à mobiliser 3000 à 4000 MW de turbines à combustion, pouvant être démarrées rapidement » soit une bonne dizaine de turboréacteurs à gaz (le nucléaire étant difficilement modulable) …

Il faut quand même noter que l’industrie de l’éolienne ne désespère pas et multiplie les projets de stockage d’électricité (stockage d’air comprimé, batterie sodium-souffre ou plomb-acide, pompage turbinage, circulation d’électrolytes liquides…), des solutions pour la plupart encore très expérimentales, dont l’efficacité et la valeur écologique n’est pas encore avérée.

L’éolien est un grand consommateur d’infrastructures (ligne de raccordement, renforcement du réseau existant, etc..)

 

III – ] L’éolien profite t-il au public, au consommateur, aux collectivités ?

 

Les arguments qui feraient penser que OUI

 

Le secteur industriel de l’éolien emploie aujourd’hui 10 000 personnes en France, essentiellement dans les bureaux d’études, la maintenance et la surveillance des parcs.

Les propriétaires terriens se voient généralement attribuer un loyer de 2000 euros à 6000€ par MW et par an.

Avec une éolienne de 2MW, un propriétaire terrien peut toucher entre 60k et 180k€ sur 15 ans (durée moyenne des contrats signés).

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Les collectivités perçoivent quant à elles, annuellement, par le biais de la taxe professionnelle, 500 à 700 euros par mégawatt produit.

Que le promoteur peut se faire rembourser à hauteur de 66 % par l’État – nos impôts – par le biais d’une déduction fiscale…

Les arguments qui feraient penser que NON

 

Les éoliennes terrestres ne sont pas produites en France, elles ne créent donc qu’un très faible développement économique et au final, peu d’emplois.

Et les milliards d’euros d’investissements réalisés, consistent en grande majorité à importer des machines de pays comme le Danemark ou l’Allemagne, qui après avoir massivement équipé leurs pays ont besoins de nouveaux chantiers pour ne pas licencier.

L’argument qui voudrait faire croire que l’éolien fait travailler l’économie française, notamment les petites entreprises, n’a pas non plus de sens puisque quand il s’agit de marché de plusieurs milliards d’euros, ce sont uniquement les grands groupes industriels pro-nucléaire (EDF-GDF, AREVA, ALSTOM) qui peuvent se permettre de mettre autant d’argent sur la table. Et même eux ne font pas marcher l’économie française puisqu’ils produisent à l’étranger, par le biais d’anciens concurrents devenus des filiales, l’espagnole Ecotècnia pour Alstom et l’allemande Multibrid pour Areva par exemple..

Quant aux PME et TPE, elles risquent fort d’être cantonnées à l’activité de sous-traitance, pour construire de petits équipements comme des mâts, pales ou roulements, ou réaliser des installations dans les métiers des génies civil et électrique. Les entreprises françaises sont absentes des secteurs industriels à forte valeur ajoutée. Dans l’éolien, les trois-quarts du prix est capté par les turbines, dont la technologie n’est pas présente en France.

Au final, les appels d’offres vont beaucoup favoriser les grands groupes industriels étrangers.

En 2011, près de 60 % de notre parc éolien était équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens ; le reste par le danois Vestas ou l’espagnol Gamesa. Les fabricants français ne totalisaient que 5 % des parts de marché sur leur propre territoire !

Nos impôts et notre facture d’électricité augmente à cause de l’augmentation constante des taxes sur l’énergie et des subventions allouées aux promoteurs

Il faut savoir qu’en plus de bénéficier de subventions et d’aides pour encourager son essor (jusqu’à 40 % de crédits d’impôts, fonds d’investissement de proximité mis en place par les Régions), l’électricité produite par les éoliennes est systématiquement rachetée 82€/mWh pendant ses 10 premières années alors que le prix du marché oscillent actuellement entre 40 et 60€/mWh (40,08 € aujourd’hui 29 novembre 2016 par exemple).

S’ajoutent encore 5 ans où les tarifs d’achats dépendent de la durée de fonctionnement..

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Le producteur est donc grassement payé à minima pendant 10 ans, et souvent pendant 15 ans car la Durée Annuel de Fonctionnement Réel (DAFR) d’un parc éolien est dans 70 % des cas inférieure à 2400h !

Qui plus est, le surcoût de ces tarifs réglementés par rapport au prix de marché est remboursé au fournisseur d’électricité (EDF) qui la répercute sur la facture des particuliers via la CSPE (contribution au service public de l’électricité).

En France, le montant de la CSPE était de 19,5 €/MWh en 2015, soit en moyenne 15 % de la facture moyenne des ménages (25 % d’ici à 2025 grâce à la loi de transition énergétique votée en 2015), dont 15,4 % pour la compensation du surcoût de l’éolien.

L’éolien est donc fictivement rentable grâce … à notre argent !

Chaque année, cinq milliards d’euros sont engloutis dans les énergies renouvelables (éolien et solaire confondus), quand on sait que le budget de la France est chroniquement déficitaire depuis 1976…

Cerise sur le gâteau, en 2017, les consommateurs d’électricité vont payer 5,6 milliards d’euros de surcoûts liés au tarif d’achat des énergies renouvelables de source éolienne ou solaire, selon la Commission de régulation de l’Énergie (CRE).

La diminution conséquente, pour les riverains concernés, de la valeur de leur patrimoine immobilier (qui parfois les empêchent de vendre et de partir) sans aucune indemnisation (contrairement au Danemark).

Des exemples qui parlent d’eux-mêmes :

– la société d’assurance MMA propose un contrat « garantie revente » qui couvre la perte de valeur de revente des propriétés, notamment en cas d’implantation d’éoliennes à proximité

– la Cour d’Appel de Rennes fait état d’attestations notariales et d’agents immobiliers estimant entre 28 et 46% de la valeur d’acquisition la dépréciation de l’habitation concernée.

– le Tribunal de Grande Instance de Montpellier a condamné le 4 février 2010 la société La Compagnie du Vent (groupe GDF Suez), exploitant le parc de Névian (Aude), à démonter quatre éoliennes en raison d’un « trouble anormal de voisinage par la dégradation du paysage, par les nuisances auditives et la dépréciation foncière qui en résultent »

Elles altèrent notre santé à cause des nuisances qu’elles émettent

Ce n’est plus un mystère, même pour les promoteurs, les éoliennes émettent des infrasons. Des sons inaudibles (en dessous de 20 Htz) et qui se propagent loin. On retrouve ces sons dans la nature, de façon ponctuelle (exemple : les vibrations créées par le vent dans les feuilles, le bruit des vagues sur le rivage, etc.) et il nous viendrait pas à l’esprit de s’en plaindre.

Pour autant, dans le cas des éoliennes, dans la mesure où le bruit émis par celles-ci est constant, à des fréquences très basses (0,2 hertz) qui peuvent être amplifiés, elles peuvent avoir un effet non négligeable sur le corps humain.

Une étude très intéressante du professeur des universités Claude Renard démontre, avec des réserves toutefois, qu’il est préférable de ne pas s’exposer trop longuement aux infrasons émis par le déplacement des pâles des éoliennes sous peine d’avoir des symptômes tels que : Céphalées, Vertiges, Nausées, Nystagmus, Dyspnées, Troubles circulatoires. Elle nous met aussi en garde contre d’autres sources d’infrasons telles que les climatiseurs dans les bureaux.

D’autres études font le parallèle entre les travaux des scientifiques américains M. Griffin et M. Benson sur les vibrations et le mal de mer et les éoliennes.

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L’académie de médecine proscrit les éoliennes de plus de 2.5MW à moins de 1500m des habitations pour raisons de santé publique mais dans la réalité, la loi autorise l’implantation d’éolienne à une distance de seulement 500 mètres d’une construction à usage d’habitation.

Les éoliennes constituent une pollution visuelle qui a un impact négatif sur le tourisme, l’identité paysagère de nos campagnes et notre patrimoine historique.

De façon générale et à l’appui d’un questionnaire réalisé dans le département de l’Aude sur le sujet, l’opinion publique concernant l’intégration paysagère des éoliennes est divisée en deux.

Il y a ceux qui les trouvent belles (en tout cas plus que les pylônes) et qui font travailler leur imaginaire, et il y a ceux qui les trouvent inesthétiques et dérangeantes.

C’est souvent leur nombre, mais aussi le choix de leur lieu d’implantation qui pose problème.

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Exemple du parc éolien d’Avignonet-Lauragais en Haute-Garonne, qui ne fait pas l’unanimité.

D’autres cas, plus gênants, font surface avec par exemple le projet de parc de Bouriège, dans l’Aude, qui a bouleversé historiens et chercheurs puisqu’un site archéologique connu, mais jamais fouillé, a été en partie détruit par un tractopelle venu faire place nette pour la construction d’une éolienne de 110 mètres de haut…

Paradoxalement, la France a ratifié en 2006 la convention sur les paysages mais sa protection est sous l’égide du ministère de l’écologie dont la priorité est… au développement de l’éolien.

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La Cathédrale de Coutances, dans la Manche, et son éolienne située … à 3 km !

On peut citer les conseils généraux de l’Aude et de Lozère qui se déclarent hostiles à « tout développement éolien sur le territoire » du département, « au regard de ses espaces dont la forte identité paysagère et environnementale est incompatible avec ce type d’implantation » et s’opposent au schéma régional de l’éolien (mis en place dans le cadre du Grenelle II en 2010).

Quand au secteur touristique, l’UNESCO a fait savoir à de nombreuses reprises qu’elle était contre le développement de l’éolien à proximité de ses sites classés, invoquant notamment le préjudice esthétique. Elle s’inquiète, à juste titre, de l’objectif de 2020 en matière d’énergie renouvelable.

La Compagnie du Vent du Groupe GDF-Suez (encore elle) vient ainsi d’être condamnée à démolir dix éoliennes installées autour d’un château du XVIIIe siècle à Flers (nord), en raison de ce « préjudice esthétique ». D’autres projets comme au Mont Saint Michel ou sur les plages du Débarquement en Normandie ont aussi été annulés pour cette raison.

Sans oublier que pour des raisons de sécurité vis-à-vis de l’aviation civile, chaque éolienne industrielle est équipée à son sommet d’un flash qui produit un puissant éclat toute les secondes, 24 heures / 24 heures et 365 jours / 365 jours. Ces flashs agressifs perturbent la quiétude nocturne des campagnes et sont une pollution lumineuse supplémentaire la nuit.

Les éoliennes causent des accidents, parfois mortels.

On dénombre un certain nombre d’accidents sur les éoliennes, leur nombre reste très approximatif, avec :

– des bris de pâles (172 bris comptabilisés en 2010 et une projection jusqu’à 1300 m en Norvège),

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– des feux de nacelles (40-60 accidents) souvent liés à l’huile de graissage..

– des explosions suite à un défaut dans le mécanisme d’arrêt par vents violents

A ce propos, je vous invite à aller voir cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=nXr7dc0oBpE

– des projections de glace en hiver..

– des accidents, parfois mortels, généralement lors de l’installation ou des opérations de maintenance. La proportion d’accidents mortels liés aux éoliennes est heureusement faible avec 37 accidents mortels dont 31 liés à des chutes.

IV–] A QUI PROFITE RÉELLEMENT L’ÉOLIEN ?

Au risque de mettre fin de façon trop abrupte au suspens insoutenable qui s’était installé jusqu’ici, il est clair que le grand éolien profite principalement à ses fabricants et aux grands groupes industriels qui les installent.

Promoteurs, développeurs, opérateurs, ils profitent tous, à différentes échelles, au tarif de rachat d’électricité de 82 euros le mégawattheure et des subventions qui leur sont généreusement alloués pour leurs projets.

Engie (anciennement GDF Suez) a d’ailleurs acheté 59 % des parts de la Compagnie du vent, spécialisée dans la promotion d’éoliennes, pour un montant de 321 millions d’euros. Une compagnie du vent qui se veut «riche» de signatures d’élus pour des permis de construire permettant la production de grands parcs éoliens.

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En France, on image mal qu’une énergie, subventionnée et financée par des tarifs de rachats préférentiels (que le consommateur paye au bout du compte) permettent de dégager des marges importantes à ses promoteurs et actionnaires. Et pourtant, dans son analyse de 2014 sur les coûts et la rentabilité des énergies renouvelables en France, la commission de régulation de l’énergie conclue que :

– l’éolien terrestre est une filière mature, dont le productible (le vent) du parc détermine au premier chef sa rentabilité ;

– 40 % des éoliennes ont une rentabilité supérieure au CMPC (coût moyen pondéré du capital) de référence ;

– 50 % des éoliennes permettent d’atteindre des rentabilités significatives, voire très significatives, pour leurs actionnaires ;

Pas étonnant donc qu’elles aient le vent en poupe…

Mon avis :

La commission de régulation de l’énergie estimait, en 2008, que l’énergie du vent en France ne trouverait son équilibre et sa pleine justification écologique que sur des sites très particuliers dépourvus de nucléaire comme…la Corse et les DOM TOM.

Dans un contexte de production annuelle d’électricité excédentaire d’environ 10 % par an en France, et d’une probable baisse de rentabilité des parcs éoliens durant les prochaines années avec :

– l’augmentation des coûts de raccordement lié à l’isolement géographique des projets et leur éloignement du réseau haute  tension,

– la baisse du tarif d’achat qui pourrait être revu à court terme,

– la saturation des paysages et du territoire avec un rejet croissant des populations,

il faut, à mon sens, en profiter pour :

– Améliorer l’existant, amorcer un réinvestissement local et encourager la création d’emplois en se tournant vers l’éolien plus modeste.

Atteindre l’objectif européen des 23% ne doit pas se faire sans une acceptation globale de la part des citoyens et des autorités locales. Cette acceptation locale est fortement liée à l’implication des riverains et des autorités communales dans les différentes phases du projet éolien, de la conception à l’exploitation.

Pour Jean-Claude Chazal, conseiller général (ex-PS) de Lozère, la solution se trouve peut-être dans le fait qu’ « il faut chercher des solutions autres que l’éolien industriel capitalistique : par exemple, des sociétés d’économie mixte, dans lesquelles les collectivités publiques gardent la main ».

Les communes peuvent également trouver dans l’éolien une opportunité pour la création d’une structure locale capable de générer des recettes importantes et de les réinvestir dans des projets énergétiques durables, en collaboration avec les entreprises locales et les riverains, comme par exemple la mise en place d’un réseau de chaleur, d’une centrale biomasse, l’isolation des bâtiments sociaux ou l’installation de panneaux solaires.

L’énergie irait du producteur au consommateur sans forcément passer par un ou plusieurs intermédiaires.

– Mieux s’armer contre les fluctuations de production et diminuer notre consommation d’énergie

Améliorer et démocratiser nos technologies de l’information pour permettre de mieux faire communiquer appareils et réseau (offre Tempo d’EDF, heures creuses, etc., prévisions météo, etc.).

Pour le reste, pour reprendre une expression connue, la meilleure énergie (en terme d’environnement, d’économie, etc) est celle qu’on ne consomme pas.

– Développer de manière plus large le mix énergétique

Avec des énergies moins coûteuses et plus performantes comme la méthanisation, la force marée motrice ou encore la géothermie.

À bon entendeur !

Mes sources :

http://www.les-energies-renouvelables.eu/conseils/eolienne/principe-fonctionnement-eolienne/

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/parc-eolien-francais

https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/produire-de-l-electricite/l-eolien-en-chiffres

http://www.connaissancedesenergies.org/qu-est-ce-que-le-facteur-de-charge-d-une-unite-de-production-electrique-120305

http://tdelarochelambert.blog.lemonde.fr/2013/02/24/energie-eolienne-une-analyse-du-cycle-de-vie-performante/

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/07/eolienne-contre-archeologie-dans-l-aude_3491347_1650684.html

http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/2583/eoliennes_paysage_jurisprudence_tribunal_gdf_aude_150410.html

http://www.veilleinfotourisme.fr/la-france-des-monuments-se-bat-contre-les-eoliennes-l-unesco-souhaite-qu-un-equilibre-soit-trouve-entre-le-developpement-des-parcs-eoliens-et-la-protection-du-patrimoine–109758.kjsp

http://www.google.fr/urlsa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CDQQFjAA&url=http%3A%2F%2Faude.eolienne.free.fr%2Ffichiers%2Fquestionlauragais.doc&ei=DrjbUuSKOuG_0QW2nIGgBA&usg=AFQjCNHUmV6kfulEcIsbQ2BIvKm7pPTvAw&sig2=x50E7Kwl7eVm3xt75IyHw&bvm=bv.59568121,d.d2k&cad=rja

http://www.leseoliennes.be/parceolien/accidents.htm

http://www.adeva-villebeon.org/eoliennes/medias/danemark080222.php

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/02/08/01006-20080208ARTWWW00644-eoliennes-miracle-ou-arnaque-.php?pagination=19

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/joe_20140701_0150_0005_cle06178a.pdf

https://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/marche_electricite.jsp

http://environnementdurable.net/vdb/fed/FED_Memo_DD_National_v1-2.pdf

http://www.cre.fr/documents/publications/rapports-thematiques/couts-et-rentabilite-des-enr-en-france-metropolitaine

https://conseilmondialpourlanature.wordpress.com/2015/04/27/le-grand-carnage/

http://savetheeaglesinternational.org/new/us-windfarms-kill-10-20-times-more-than-previously-thought.html

Étude du professeur des Universités Claude Renard

Science et Vie, Septembre 2010 art. « Le Vent tourne » p.70

« L’éolien industriel – une imposture écologique, un scandale financier » de la Fédération Environnement Durable (FED)

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